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Israël propose un projet de loi sur la surveillance par reconnaissance faciale dans les espaces publics


Les défenseurs de la vie privée s’inquiètent de l’adoption prochaine d’une mesure législative israélienne visant à étendre la surveillance des espaces publics à l’aide de la technologie de reconnaissance faciale. Cette législation constitue un empiètement sur les droits numériques et rappelle le régime de surveillance omniprésente surnommé Big Brother.

Le projet de loi, soutenu par le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, et le ministre de la justice, Yariv Levin, a trouvé un écho favorable auprès du comité ministériel de la législation de la Knesset. Il autorise les forces de police à mettre en place un réseau de caméras de reconnaissance faciale de haute technologie, recueillant les données biométriques des individus dans les villes et les villages.

Il est inquiétant de constater qu’un officier de police, quel que soit son grade, a le pouvoir d’initier le fonctionnement de ces caméras omniprésentes, dans le but prétendu de lutter contre le crime organisé.

L’application de cette loi légitimera une surveillance intrusive, 24 heures sur 24, transformant de fait les espaces publics en arènes potentielles d’intimidation.

Pour aggraver encore les implications pratiques, cette législation ne met pas l’accent sur le contrôle réglementaire. La police s’est vu accorder des pouvoirs étendus pour collecter des informations sans exiger de mandat judiciaire ou de contrôle, ce qui accroît les risques d’abus. Cet accès illimité peut entraîner des arrestations ou des détentions non réglementées, ce qui porte atteinte aux libertés civiles.

La loi marque un nouveau progrès dans le système de surveillance complexe d’Israël, qui est souvent accusé de bafouer les normes établies en matière de respect de la vie privée stipulées dans les accords internationaux sur les droits de l’homme.

Elle donne accès aux données personnelles non seulement aux forces de police israéliennes, mais aussi à des autorités plus larges, y compris l’armée et les agences de renseignement, selon les directives du ministre de la sécurité nationale. L’infrastructure de surveillance existante comprend également le système Hawk-Eye, qui surveille l’activité des véhicules, et le système Tool, qui enregistre les données des téléphones portables.

Le projet de loi proposé constitue une grave menace pour les droits des personnes, notamment en ce qui concerne la vie privée, les réunions pacifiques et la liberté d’expression.

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